Qui dit pluie dit adhérence précaire. Sur autoroute et encore plus dans les villes où les ronds-points, passages protégés, plaques d’égouts et autres zébras sont des pièges redoutables, rouler sous la pluie réclame d’adapter constamment sa conduite à des conditions de circulation qui ne sont agréables ni à l’homme ni à sa machine.
crédit photo : S Caillet/motomag
Quelques conseils
Conduite détendue
Ne vous mettez pas en apnée sous prétexte qu’il pleut, détendez-vous d’abord. Respirez, oxygénez-vous pour vaincre votre appréhension, et surtout, regardez au loin pour mieux anticiper les changements d’adhérence et les dangers.
Ne brusquez pas votre machine, évitez la relance plein gaz et le freinage brusque, ainsi que la prise d’angle intempestive dans les virages : elle doit être modérée et durer le moins longtemps possible.
Concentration et souplesse
Ne tentez pas de rouler coûte que coûte dans les traces des autres véhicules. Car sur ce point, tout dépend de l’état de la chaussée. Un début de pluie ou un crachin breton la rendront grasse – les traces d’huile et de gomme ayant tendance à se diluer sur sa superficie –, alors qu’une pluie forte la nettoiera… Plutôt de vous focaliser sur les traces des autres véhicules, concentrez-vous plutôt sur les dangers « usuels » qui guettent les motards : plaques d’égout, passages protégés, bandes blanches, zébras rendus glissants… et autres usagers.
Les pneumatiques
Contrairement aux idées reçues, une trop faible pression est dangereuse sur une chaussée mouillée ; des pneus manquant de pression verront leur structure se déformer et évacueront moins bien l’eau. L’essentiel étant de prévenir tout mouvement intempestif ou compensatoire au guidon, optez pour une pression normale de vos pneumatiques.